Pourquoi payer 15,50€?

Lorsque j’ai commencé à réfléchir à mon blog, j’avais très envie de me lancer dans la critique médiatique, notamment sur les médias d’information. Je suis excédé par le traitement de l’info fait par les « grands média ». Les rédactions ont transformé l’info les faits divers en marchandises voire en spectacles, avec le seul objectif de développer l’audience pour vendre du « temps de cerveau disponible » à des annonceurs.

Oui mais voilà, il me semble que ces évolutions ont entraînées une perte de qualité éditoriale ENORME. La presse gratuite (Metro, 20 Minutes, Direct Matin…) compile des dépêches ou écrit des brèves déjà parues depuis 24 ou 48 heures sur Twitter, les chaînes TV donnent dans le sensationnalisme, le tout entrecoupé par de belles pages de pub. D’ailleurs, en parlant de pub on peut s’interroger sur le vieux débat à propos de l’indépendance des rédactions vis à vis des régies publicitaires. Plus un média est dépendant de la publicité, plus la frontière régie/rédaction est ténue. Je ne parle pas des pressions économiques que peuvent exercer les annonceurs. Citons LVMH avec Libération ou EDF avec La Tribune

Je suis donc très méfiant envers ce que je lis ou regarde. C’est intéressant de voir que d’autres modèles ont du succès. Citons la revue XXI et le Canard Enchaîné, 2 bons exemples dans la presse écrite. Leur point commun : la vente au numéro ou par abonnement comme unique source de revenus. Pas de pub. Et le plus dingue, c’est que ça marche ! Je vais même jusqu’à dire que ça redonne ses lettres de noblesse journalisme. Les rédactions prennent le temps d’enquêter, de confronter et les lecteurs à la recherche d’informations vérifiées, de qualité et le plus souvent exclusives sont prêts à payer pour ça !

15,50€ tout de même pour la revue XXI, dont le dernier numéro est sorti le 11 octobre.

Publicités

Une réflexion sur “Pourquoi payer 15,50€?

  1. Outre l’absence de publicité et son modèle économique qui repose sur la vente (en presse, mais aussi en librairie + abonnement), l’une des forces d’une revue comme XXI est sa périodicité de publication. Trimestrielle, celle-ci ne permet pas d’être dans l’actualité chaude et demande une nécessaire prise de recul vis-à-vis de celle-ci. Résultat : des articles approfondis sur des sujets souvent délaissés par ailleurs car pas assez sensationnels ou chauds.

    « Si l’homme parfois ne fermait pas souverainement les yeux, il finirait par ne plus voir ce qui vaut d’être regardé. » Ça résume pas mal le positionnement de XXI je trouve (c’est signé René Char).

Commenter

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s